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08/08/2008

Le Ghana, nouveau dépotoir pour les déchets électroniques

Lu sur 01net

Selon un rapport de Greenpeace, les enfants de ce pays africain sont exposés au plomb, au bromure, au mercure et à la dioxine, et travaillent sans protection pour récupérer quelques pièces de métal.

Si l'Enfer existe, il doit ressembler aux décharges à ciel ouvert du Ghana, un petit pays de l'Afrique de l'Ouest coincé entre le Togo, la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso. Après l'Inde et la Chine, c'est, selon Greenpeace, la dernière destination à la mode pour ces cargos qui viennent déverser les déchets électroniques en provenance d'Europe et des Etats-Unis.
Téléphone portable, TV à écran plat, ordinateurs... toutes les gammes d'appareils sont représentées. Les enquêteurs de Greenpeace se sont rendus sur place et ce qu'ils en ramènent fait froid dans le dos : des enfants travaillent au dépeçage de machines obsolètes (ou juste passées de mode). Sans protection, ils sont, rapporte Greenpeace, exposés à des substances comme le mercure et à des teneurs en plomb jusqu'à cent fois supérieures aux normes tolérées.
Selon le Dr. Kevin Bridgen « la plupart des produits chimiques diffusés sont hautement toxiques. A terme, cela peut avoir des conséquences sur le système reproductif des enfants, sur le développement du cerveau ou sur le système nerveux. »

Des montagnes de déchets
Les enfants et les travailleurs pauvres qui s'affairent à mains nues autour des machines sont souvent à la recherche de morceaux d'aluminium ou de cuivre qu'ils pourront revendre au mieux deux dollars les cinq kilos.
En Europe, la directive DEEE a bien tenté d'encadrer le traitement des déchets électroniques, en instaurant une « écotaxe » destinée à financer une filière de collecte des appareils en fin de vie. Mais certains prestataires profitent aujourd'hui du système en se faisant payer par les entreprises pour un recyclage des déchets on ne peut plus fictif, puisqu'en sous-main ils rétrocèdent ces mêmes déchets à des intermédiaires du sud-est asiatique.
Pour Greenpeace, un autre volet de cette lutte contre les déchets électroniques consiste à s'adresser directement aux fabricants pour leur faire prendre conscience de l'impact de leur production sur l'environnement. Certains prêtent une oreille attentive aux discours de l'ONG, d'autres comme Sharp ou Philips préfèrent opter pour la politique de l'autruche.


09/04/2008

E-learning Africa

La 3e Conférence internationale sur les TIC au service du développement, de l’enseignement et de la formation, se tiendra à Accra au Ghana du 28 au 30 mai 2008. E-learning Africa est un événement annuel consacré à la mise en place de compétences E-learning en Afrique. Il a été lancé en mai 2006 à Addis Abeba et reconduit en mai 2007 à Nairobi où il a attiré quelques 1400 participants, dont plus de 70% venaient d'Afrique. Cet événement accueilli chaque année à tour de rôle par le ministère de l’éducation d’un gouvernement africain différent, stimule la croissance d'une communauté eLearning panafricaine.
eLearning Africa s'adresse à tout le Continent Africain et le public visé concerne les différents acteurs du secteur de l’éducation, de la formation et de la recherche, de l’informatique et des fournisseurs de services technologiques ainsi que les ONG. Son appel à participation ouvert a eu pour conséquence l'engagement d'une importante communauté internationale composée d'experts, de partenaires industriels, d'initiatives de terrain et d'acteurs du développement et a permis l'établissement d'un cadre solide de développement.
La conférence offre aux professionnels africains tout comme à chaque partenaire une opportunité sans précédent de comparer, d'apprendre, de partager et de ‘réseauter’, tout en renforçant les nombreux et très divers projets et initiatives dans le domaine des technologies de l'éducation en Afrique.
La rencontre à Accra cette année, abordera les différents aspects des TIC appliquées à l’éducation et la formation, dont l’introduction du E-learning dans la formation médicale et la lutte contre le VIH ainsi que les diverses questions politiques à grande échelle du E-learning en Afrique.
La participation à la conférence est fixée à 250 Euros pour les ressortissants des pays en développement et à 100 Euros pour les étudiants africains. Il était possible pour les nationaux africains résidant sur le continent de bénéficier d’une prise en charge pour les frais de participation mais la date limite du dépôt de demande fixée au 29 février 2008 a expiré.
Pour de plus amples informations : eLearning Africa